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Marmite en sourdinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Contrairement à l’ours dont il arbore pourtant quelques attributs (dont son fichu caractère), le Petit Cuistot n’hiberne pas l’hiver, mais l’été. La Marmite ne sera donc pas alimentée en juillet et en août.
Elle ne sera d’ailleurs pas plus alimentée en septembre, car le toqué de service ne sera plus en mesure de tambouiller les petits et les grands plats qui ont fait, depuis presque deux ans, le plaisir de quelques-uns et le déplaisir de quelques autres. Le site n’est pas fermé pour autant et les commentaires peuvent toujours y être postés. Le Petit Cuistot gardera bien sûr un œil sur la boutique : un blog ouvert doit conserver un modérateur. Bon vent ! Coquille chafouinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
L’emploi du temps quelque peu surchargé du Petit Cuistot actuellement ne lui permet pas de vous préparer autant de recettes qu’il le souhaiterait. Néanmoins, le texte que l’opposition municipale castélorienne propose dans la dernière lettre d’informations mérite bien quelques lignes…
Évoquant le skate-park, ces petits comiques écrivent « Squate-Park ». Mélange approximatif avec le mot « square » que l’on retrouve en fin de phrase ? Indigence orthographique carabinée ? Lapsus révélateur de ce que pensent ces élus de la jeunesse (de vilains squatters…) ? Quel que soit le motif de cette coquille cocasse, elle révèle une absence lamentable de sérieux et de rigueur. Car quand on a la prétention de s’adresser au public par écrit, on le respecte et on soigne ses textes. Et si l’on est fâché avec la langue française, on prend la peine de se faire relire. C’est la moindre des choses. Saumâtre rapinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
La lecture des comptes-rendus de conseils municipaux est une activité souvent fort amusante. Même si c’est avec deux mois de retard ! Ainsi, lors du conseil castélorien du mois de mars dernier, l’opposition a réfuté, avec la dernière énergie, l’idée que les banques avaient bénéficié d’un cadeau de la part de l’État pour se sortir du merdier où elles s’étaient mises elles-mêmes. Venant de personnes travaillant justement dans le secteur bancaire, cette réfutation peut sembler légitime : sur les presque 20 milliards d’euros prêtés, les banques en ont déjà remboursé une grosse partie. Et avec les intérêts. Que demande le peuple ?
Justement, il demande qu’on cesse de se foutre de sa gueule ! Car la bonne affaire n’est en réalité qu’un trompe-l’œil. Et si la Cour des Comptes critiquait le dispositif dès juin 2009, ce n’est évidemment pas par hasard. Le pourcentage des intérêts (entre 8% et 15%) est en effet trompeur : il ne prend pas en compte l’énorme augmentation du cours de bourse des actions bancaires entre la date de leur achat par l’État et celle de leur revente aux banques. Dans l’opération, l’État se retrouve avec un manque à gagner qui est évalué entre 10 et 15 milliards d’euros. Sachant que pendant la période où les banques se refaisaient la cerise avec l’argent public, elles ont très peu prêté aux particuliers et aux entreprises, accentuant ainsi la crise de l’économie réelle, quel gain véritable la collectivité retire-t-elle de l’opération ? Le corporatisme banquier de nos élus d’opposition témoigne, au mieux, d’une mauvaise foi carabinée, au pire, d’un aveuglement assez minable. Quant à la majorité qui ne trouve rien de mieux que de taper sur les banques pour justifier sa hausse d’impôts, elle ne vaut vraiment guère mieux. Qu’est-ce qu’ils sont balaises ces édiles ! Toques de médecinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Dans le canton, il y aura bientôt davantage de toques de croque-morts que de toques de toubibs. Du coup, la population plutôt vieillissante du secteur s'inquiète de savoir si elle aura toujours le temps de visiter les seconds avant d'avoir maille à partir avec les premiers. Et presque tout le monde s'alarme du désert médical qui nous est promis.
Une fois n'est pas coutume, la question nous semble mal posée. Car avant de savoir si le rapport médecin/habitants est satisfaisant ou non, il serait vraisemblablement plus intéressant de déterminer quelle médecine est souhaitable dans une société comme la nôtre. De fait, si nous continuons de nous bourrer de médicaments comme des poulets de batterie et si nous continuons de réclamer des ordonnances de deux pages, il va être bien difficile de recruter toujours plus de jeunes docteurs pour nos mornes patelins. Les semaines de travail de 80 heures ne les attirent pas beaucoup. Sans doute qu'en matière de médecine, comme dans bien d'autres domaines, le "mieux" serait préférable au "plus". Mais allez faire entendre ça à une floppée de névropathes qui ne jurent que par les antibiotiques ! Service latrinesPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Avec sa mascotte sans visage et son site Internet dont le seul lien est resté inactif jusqu’à ce que La Marmite pointe le problème, Carnuta n’a pas connu un lancement très maîtrisé. C’est le moins que l’on puisse dire. Cela dit, et même si, encore une fois, l’on peut nourrir quelques inquiétudes sur la survie de cet établissement d’ici à deux ou trois ans, il faut souhaiter qu’il fonctionne bien et remporte un vrai beau succès.
Pour cela, il faut recruter des professionnels de l’animation touristique. C’est évident. Une directrice est d’ailleurs déjà arrivée, pour qui nous formons les meilleurs vœux de réussite. Afin de constituer une équipe complète, la Communauté de Communes recrute actuellement des animateurs. Parfait. Sauf qu’à la lecture des fiches de poste disponibles sur le site Internet de Loir-et-Bercé, les candidats potentiels vont être surpris : ils doivent parler et écrire l’anglais, disposer de qualités créatives pour la gestion et l’animation des ateliers, et – attention les yeux – faire preuve de rigueur pour l’entretien des sanitaires. Chercher des animateurs bilingues pour leur confier la corvée de chiottes, voilà qui ne manque pas de piquant ! Addition salinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
À Château-du-Loir, les taux des taxes sur les ménages vont grimper de 10% en 2010 : 12,90% pour la taxe d’habitation, 39,70% pour la taxe foncière sur le non bâti et 21,92% pour la taxe foncière sur le bâti. Une paille.
Pour leur défense, les élus qui viennent de décider cette gentille petite fleur indiquent qu’ils n’avaient pas le choix compte tenu de la disparition de la taxe professionnelle. Ils oublient, les coquins, de préciser que cette disparition s’accompagne d’un dispositif de compensation nationale qui garantit à chaque collectivité la même somme qu’elle aurait perçue si la taxe professionnelle avait été maintenue. « Le manque à gagner » ne sera donc réel qu’à partir des années qui viennent : les taxes locales sur le foncier n’ont, de fait, pas la même marge de progression que celle qu’avait la taxe professionnelle. Il n’empêche qu’il n’était absolument pas urgent de taper sur le bon peuple aussi tôt et aussi fort. En même temps, l’histoire l’a montré, il vaut mieux cogner sur l’électeur quand les élections sont loin et se calmer quand elles approchent, ça évite les déconvenues. Cocktail à la morphinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Si les élections Régionales de 2010 se déroulent comme toutes les autres élections à deux tours, le PS devrait confirmer ce dimanche la sérieuse branlée qu'il a commencé à foutre à l'UMP la semaine passée. Dès lors, les uns crieront bientôt à la victoire totale tandis que les autres peineront à admettre leur raclée. C'est comme ça depuis presque toujours.
Sauf que, encore une fois, et même s'ils font un score comparable au week-end dernier, les abstentionnistes seront, paradoxalement, les grands perdants de l'opération. Leur nombre pourtant grandissant devrait constituer l'interrogation majeure des soirées électorales. Il ne l'est jamais véritablement. Car analyser, sincèrement, l'abstention, c'est mettre le doigt sur l'indigence de l'offre politique contemporaine et sur la terrible pauvreté du commentaire médiatique qui y est associé. Et ça, ni les professionnels du suffrage, ni les professionnels de la parlote journalistique, n'y sont disposés. En 2007, quand l'abstention avait semblé reculer à l'occasion de la Présidentielle, tous ces petits comiques avaient défendu l'idée d'un regain d'intérêt pour la « Res Publica » (chose publique). C'était un mensonge éhonté. La mobilisation de 2007 est une mobilisation négative : c'est contre Sarkozy, contre Royal et contre Le Pen que les électeurs se sont levés. Rien de positif là-dedans, seulement du rejet. Le score d'alors de Bayrou en est d'ailleurs une preuve irréfutable si on le compare à ce que fait le Modem depuis. La Sarthe s'est plutôt plus abstenue qu'ailleurs. Et notre gai canton a plutôt davantage voté FN qu'ailleurs. C'est triste. Mais puisque tout le monde s'en fout quasiment autant que s'il était sous morphine, pourquoi s'en inquiéter ? Gâteaux en ruines ?Par Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Avec une augmentation des dépenses de fonctionnement d’environ 10% en 2010, la Communauté de communes Loir-et-Bercé confirme ce que tout le monde savait déjà : la piscine et Carnuta vont coûter cher. Une chose est d’investir massivement en se cachant derrière les subventions, une autre chose est de mesurer sérieusement les dépenses quotidiennes que les équipements génèrent une fois qu’ils sortent de terre et qu’il faut les faire fonctionner.
Il n’était sans doute pas d’une pertinence absolue de programmer deux projets de cette envergure en même temps, mais maintenant que le vin est tiré, comme dirait l’autre, il faut le boire. Boire la tasse ? Car il ne faudrait pas oublier que la réforme de la fiscalité qui entre en vigueur dès cette année va rapidement conduire à faire porter sur les ménages les augmentations futures d’impôts locaux. Et compte tenu de l’éparpillement de cette manne entre les divers échelons territoriaux, il faudra taper fort pour que les effets soient vraiment intéressants pour les collectivités : nous n’avons pas fini de voir grimper taxe d’habitation et taxe foncière ! Sciure finePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Projet phare de Loir-et-Bercé, Carnuta devrait ouvrir ses portes cet été. Vus de l’extérieur, les travaux semblent bien avancer. Tant mieux. Car si nous sommes quelques uns à douter de la pérennité d’un tel musée, sous cette forme et à cet endroit, il faut néanmoins souhaiter de tout cœur qu’il fonctionne. Et pas seulement les deux ou trois premières années de sa vie !
Il va néanmoins falloir, pour cela, faire preuve d’un peu plus de professionnalisme qu’à l’occasion du lancement des premiers outils de communication. La mascotte n’est qu’à moitié réussie : l’idée de départ est certes très séduisante et la réalisation technique parfaitement aboutie. Mais avez-vous déjà vu une mascotte sans visage ? Sans regard, à tout le moins ? Moi jamais. Et comment s’appelle-t-elle, cette petite chose ? Ne comptez pas l’apprendre en téléchargeant le dossier de presse sur le site Internet consacré à Carnuta, car le lien ne renvoie à rien. Bref, ça aurait pu commencer mieux et espérons, pour reprendre le slogan du site Internet, que nous serons, à l’avenir, sciés pour de bonnes raisons ! Poulets qui fulminentPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Décidément, la police municipale monopolise l’actualité castélorienne de ce début d’année. Les agents en auraient-il assez du fonctionnement tout à fait étrange qui leur est imposé ? Toujours est-il que c’est par la grève qu’ils ont décidé d’attirer l’attention sur leur sort. Ils ont trois revendications principales :
1 – Bénéficier d’une hausse de salaire dans le cadre de l’augmentation générale qui concerne tous les autres agents municipaux. 2 – Disposer de nouveau, pour leurs rondes, des matraques et des bombes lacrymogènes qui leur ont été retirées. 3 – Supprimer le verrouillage de leurs téléphones portables qui les empêche de téléphoner le week-end et après 21h. Pour le traitement, on voit mal pourquoi les policiers municipaux ne seraient pas traités de la même manière que l’ensemble de leurs collègues. Pour les armes, il n’y a rien d’obligatoire sur le plan réglementaire, mais voilà des outils qui pourraient peut-être les sécuriser dans certaines situations. Pour le téléphone, on ne comprend même pas qu’un dispositif aussi crétin existe. Et pour l’organisation générale du service, il manque tout de même la revendication essentielle : la désignation d’un vrai chef d’équipe ! Chapons qui ruminentPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Locale ou nationale, en France comme à l’étranger, la politique a largement fait la preuve qu’elle était un monde au fond assez méprisable : coups bas, trahison, hypocrisie et imposture sont en effet malheureusement bien souvent la norme. Les cyniques se disent que tant que les électeurs acceptent de jouer le jeu, les politiques les plus sournois auraient bien tort de se priver.
Jacques Chirac, qui n’est pas ce qu’il convient d’appeler un petit garçon en la matière, avait d’ailleurs coutume de dire : « plus c’est gros, mieux ça passe ». La formule, brillante, vient de trouver une formidable illustration chez nous avec la dernière sortie médiatique de l’opposition municipale castélorienne. Entre autres accusations, ces braves gens reprochent au Maire actuel de ne pas avoir nommé de responsable pour le service de police municipale. C’est gonflé ! Car qui, lors du mandat précédent, a recruté un deuxième, puis un troisième agent de police sans jamais désigner l’un des trois comme patron ? Qui ? S’ils en sont réduits à attaquer leurs adversaires sur des fautes qu’ils ont eux-mêmes commises, les stratèges de l’équipe d’opposition castélorienne nous promettent une campagne 2014 de grande classe. Rognures de verminesPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Une misérable bande de misérables connards (vous pouvez chercher dans le dico, il n’y a pas d’autres termes pour désigner ce genre de petites crevures) a nuitamment saccagé l’école maternelle du Grand Douai de Château-du-Loir cette semaine. C’est qu’il en faut du courage et de la conscience sociale et politique pour s’attaquer à des locaux aussi bien défendus et aussi représentatifs de l’ordre établi ! C’est qu’il en faut !
Les enquêteurs ont trouvé sur place des mégots de cigarette et des canettes, éléments qui suffisent amplement à identifier un ou plusieurs ADN. Qu’ils ne se privent pas de recourir à cette technique de pointe ! Elle permettrait de confondre vite fait les coupables, sans attendre que les soupçonnés veuillent bien passer aux aveux. La sanction pourrait dès lors être plus rapide. Après tout, l’identification ADN avait bien été utilisée dans l’enquête sur le vol du scooter du fils Sarkozy, et il est autrement plus grave de vandaliser une école que de s’emparer de la meule d’un frimeur, non ? Trolls en crépinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Les blogueurs le savent tous : laisser aux visiteurs de leur site la possibilité de poster librement des commentaires est un pari risqué. Ce pari, en lançant la Marmite en octobre 2008, nous en avions évidemment mesuré les conséquences possibles. Mais puisque la raison d'être du support était justement l'échange entre les internautes, il n'était pas question de contrôler a priori les contributions. Chacun peut donc s'exprimer ici selon ses convictions ou selon sa conscience.
Le plus grand risque d'un blog ouvert comme le nôtre, ce sont les trolls. C'est-à-dire, pour faire rapide, les « pourrisseurs » de débat. Leur objectif est simple, et même simpliste : attaquer les participants ou l'animateur d'une discussion afin de discréditer la discussion elle-même. Parfois par méchanceté pure. Souvent par sottise. Cependant, la crépine visqueuse qui recouvre généralement le petit pâté qui leur fait office de cervelle ne cache jamais bien longtemps leurs intentions véritables. Alors, une seule réponse est souhaitable. Une seule : ne pas leur répondre. Espérons (sans grande illusion !) qu'ils se déchaîneront sur ce billet, épargnant par là-même l'espace qu'ils pourraient être amenés à pourrir ailleurs. Salades malinesPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Dame Pavy l'a dit et répété sur son blog et sur les ondes de Radio Prévert : elle est favorable à l'instauration d'une taxe exceptionnelle de 10% sur les profits des banques en 2010. Proposée sous la forme d'un amendement initié par Didier Migaud (PS) et complété par Chantal Brunel (UMP), cette mesure a d'abord été votée par le parlement par 44 voix contre 40. Mais parmi ces 44 voix, point de Dame Pavy puisque celle-ci s'est tout bonnement abstenue (tout comme deux de ses petits camarades de l'UMP : Chantal Brunel et Yves Deniaud). Notons que deux autres UMP, Geneviève Colot et Jean-François Lamour, ont voté quant à eux en faveur du texte.
Si Dame Pavy s'abstient quand elle est favorable à une disposition, qu'est-ce que cela doit être quand elle est contre ! Une colère gouvernementale et des excuses bidons de la part de Colot et Lamour plus tard, et un nouveau vote a été organisé. L'amendement Migaud a alors été rejeté. Le jour de ce second vote, un seul député UMP a pris courageusement position contre ce rejet. Mais il s'appelle Lucien Degauchy et pas Béatrice Pavy ! Tambouille qui turlupinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
La réforme territoriale qui entrera en vigueur en 2014 comprend, notamment, trois changements majeurs :
1 – La fusion des conseils généraux et régionaux pour diviser le nombre d'élus par deux (ils s'appelleront alors conseillers territoriaux). 2 – La réduction du nombre des communautés de communes pour en créer de plus grandes et de plus puissantes. 3 – L'agrandissement des communautés d'agglomération et des communautés urbaines pour créer de vastes métropoles. Si l'esprit de cette réforme n'est pas dévoyé en cours de route, tout cela devrait apporter une bonne dynamique dans la gestion des affaires publiques et générer de sérieuses économies : moins d'élus à indemniser et une fonction publique territoriale redéployée et moins grasse. Mais alors que l'intercommunalité sera particulièrement renforcée et la représentativité démocratique largement améliorée, nos élus locaux ne semblent pas se précipiter pour anticiper les bouleversements qui s'annoncent. Loir-et-Bercé sera-t-elle fusionnée avec Val-de-Loir ? Avec Aune-et-Loir ? Avec le bassin Ludois ? Avec Lucé ? Avec toutes à la fois ? Nous autres administrés n'en savons strictement rien. Et je crains que nos élus n'en aient pas la moindre idée non plus. Mais là, c'est plus grave ! Nez-de-boeufs en terrinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
L'automne en forêt de Bercé est très ambigu : les couleurs sont magiques mais la boue est partout, les champignons sont délicieux mais il fait froid et humide. Petits malheurs pour petits bonheurs me direz-vous. Mais comme, même petit, un malheur arrive rarement seul, il faut ajouter à ces désagréments naturels saisonniers une calamité incontournable : les chasseurs.
Non contents de considérer les autres usagers de la forêt comme des intrus, ils sont d'une incorrection tout à fait méprisante et méprisable avec leur bagnole. Fin novembre et début décembre, plusieurs rassemblements de chasse ont eu lieu en forme de véritable festival de parking sauvage. Au milieu des ronds, sur les routes forestières, en travers des chemins d'accès aux sentiers, voire carrément sur les voies de circulation majeure, les voitures de ces braves gens étaient laissées n'importe où et n'importe comment. Voilà bien la signature nauséabonde d'une caste grossière dont le manque de respect à l'égard d'autrui et la goujaterie ne sont définitivement plus à démontrer ! Perdreaux ou sardines ?Par Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
D'après les derniers recensements de population en Sarthe, Château-du-Loir se situe au milieu d'un groupe de sept communes : Mamers (5 696), Changé (5 651), Arnage (5 229), Château-du-Loir (4 785), Mulsanne (4 668), Parigné-l’Évêque (4 658) et Écommoy (4 599). Curieux de mesurer les différences qui peuvent exister entre ces territoires en matière de service de police municipale, nous avons mené une petite enquête dont les résultats sont particulièrement édifiants.
Car, exception faite de Mamers qui n'a pas répondu, toutes les communes de notre panel ont mis en place une police municipale constituée d'un seul et unique agent. Un seul. Or, Château-du-Loir compte, elle, trois policiers municipaux ! Pas un de moins ! Pourquoi trois personnes sont-elles nécessaires à Château-du-Loir pour assurer des missions qui n'en mobilisent qu'une seule partout ailleurs sur des territoires comparables ? Les policiers municipaux eux-mêmes ne sont évidemment pour rien dans cette bizarrerie locale que l'on doit, précisons-le, aux élus du mandat précédent. Leur frénésie de recrutement a vraisemblablement été dictée par la vague d'insécurité sans précédent qui frappait alors notre bonne vieille cité castélorienne ! Cela dit, et pour rester équitable avec tous ces braves gens, les élus actuels n'ont pas l'air d'être troublés outre mesure par cette situation parfaitement ubuesque. Somptuaire verrinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
En février dernier, le budget de la future piscine communautaire était estimé à presque 7,5 M€ hors taxes. Une somme considérable en progression de 2 M€ par rapport aux estimations de l'année précédente. Si vous vous souvenez bien, nous nous étions alors émus de cette augmentation (voir http://chateauduloir.zeblog.com/403415-soupiere-en-or-pur/). Nous nous étions même interrogés, avec beaucoup de mauvaise foi et un esprit retors à la limite du raisonnable, sur la possibilité que l'ardoise finale s'alourdisse encore.
C'est exactement ce qui vient de se passer avec une explosion du coût des travaux des bâtiments du centre ! Coût qui passe en huit mois de 5 059 970,00 € hors taxes à 5 673 839,64 € hors taxes. Paf ! 613 869,64 € hors taxes de plus. Il paraît que les coûts ont été mal évalués. Peut-être, mais cela commence à faire beaucoup. Car tout compris, et si les autres dépenses restent les mêmes, nous voici avec une piscine à plus de 8 M€ hors taxes ! Nombreux sont les chantiers publics dont les factures finales dépassent de beaucoup les budgets initiaux. Ce n'est malheureusement pas une spécialité castélorienne. Mais se planter à ce point sur un projet de cette taille relève d'une inconséquence qui force franchement le respect. Purée de combinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Les taxes foncières sont déterminées par quatre échelons administratifs : communal, intercommunal, départemental et régional (C, I, D et R dans le tableau ci-dessous). La taxe d'habitation, quant à elle, est seulement déterminée par la commune, l'intercommunalité et le département. Les taux votés par les élus qui dirigent ces administrations sont très différents, tout comme leurs évolutions. Se repérer dans cette opaque purée n'est pas toujours facile mais La Marmite est là pour vous aider !
Notre tableau donne les variations, sur les 5 dernières années, des communes membres de Loir-et-Bercé. On peut y ajouter les taux 2009 des parts des taxes foncières : - Foncier bâti : 3,61% pour la communauté de communes (hausse), 13,05% pour le département (hausse) et 2,66% pour la région (stable). - Foncier non bâti : 8,09% pour la communauté de communes (hausse), 21,09% pour le département (hausse) et 5,07% pour la région (stable). Ces chiffres charmants nous fournissent plusieurs enseignements : 1 – Certaines de nos communes ont des taux stables tandis que d'autres chargent systématiquement la mule chaque année. Une mention spéciale pour Saint-Pierre-de-Chevillé qui, non content d'avoir des taux très élevés par rapport aux autres, ne se prive pas de les faire régulièrement progresser. Merci Béa ! 2 – Quand ils siègent à la communauté, les élus oublient leur tempérance municipale et cognent sur nos petites têtes de contribuables à chaque exercice. Les projets pharaoniques de la communauté de communes ne sont peut-être pas étrangers au phénomène. Merci Cloclo ! 3 – Est-ce croyable, mais la proximité des échéances électorales semble avoir son influence : les régionales de 2010 ont bloqué les taux définis par la région, alors que les conseillers généraux du département, qui ne passeront pas de sitôt devant les suffrages, ne se sont pas privés de taper dans nos bas de laine. Merci Roro ! Ça marine !Par Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
L'information figure en bonne place sur la page d'accueil du site Internet de la ville : Château-du-Loir recrute. Et pas n'importe qui puisqu'il s'agit de seconder la Direction Générale des Services dans l’ensemble de ses missions. Rien de moins. Date de recrutement prévue : 1er janvier 2010. Voilà ce qui s'appelle « prévoir ». Bravo !
Sauf que l'actuel titulaire du poste est déjà parti ailleurs brouter une herbe qu'on lui souhaite plus verte que chez nous, et que la ville va devoir fonctionner pendant plus de trois mois sans ce cadre d'importance. Ça promet ! Vous en connaissez beaucoup, vous, des boutiques qui peuvent se passer de ce type de collaborateur aussi longtemps ? Dans la fonction publique territoriale, les agents ne changent pas d'affectation en cinq minutes : une collectivité peut imposer un préavis de trois mois à ceux de ses employés qui souhaitent partir. On peut donc légitiment penser que la mairie savait qu'il lui faudrait recruter quelqu'un depuis de nombreuses semaines. À ce niveau de rigueur dans la gestion du personnel, ce n'est plus de l'anticipation, c'est de la voyance. Vraiment bravo ! En sourdinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
À peine l’encre a-t-elle eu le temps de sécher sur les manchettes dégoulinantes de nos quotidiens locaux consacrées à sa mort affreuse, que la petite Marina est déjà passée dans les oubliettes de l’information. Sitôt assassinée, sitôt effacée. Et rien pour enrayer la lamentable et habituelle valse des parapluies ! C’est la faute à personne. C’est la faute à personne si la petite n’a pu être sauvée malgré les nombreux signalements que son calvaire a suscités. Éducation nationale, Conseil général, police, justice, tous les services et toutes les autorités qui auraient dû empêcher l’horreur ont failli. Mais aucun en particulier. Au fond, il n’y a là qu’un simple raté administratif !
Dans deux ou trois semaines, dans cinq ou dix ans, quand un nouvel enfant martyr passera aux travers des mailles du filet, la même valse des mêmes parapluies se jouera de nouveau. Quand un système foireux fait de systèmes foireux imbriqués les uns dans les autres foire à ce point, il faut en changer. Et pour changer le système, il n’y a qu’une solution efficace : casser les parapluies et commencer par changer les hommes ! Soupe copinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Pour cette saison 2009-2010, notre si chère radio locale Contact FM recevra 5000 € de la communauté de communes Loir-et-Bercé pour les bons et loyaux services qu'elle s'empressera de lui fournir : émissions dédiées aux projets communautaires, informations et sujets spécifiques. Administrativement, cela s'appelle une « convention de partenariat ». Quant à elle, en revanche, l'honnêteté intellectuelle commande d'appeler ce type de dispositif « publireportage ». Par exemple, on imagine bien que les 15 minutes mensuelles consacrées à Carnuta, la future Maison de l'Homme et de la Forêt en cours de construction à Jupilles, ne devraient pas être trop défavorables au projet...
Cela étant, que vaudront les autres informations diffusées par Contact FM, en dehors de la « convention de partenariat », sur l'actualité de la communauté de communes ? Sans mettre en cause la probité des uns et des autres, un tel mélange des genres ne peut manquer de faire naître le doute. Il n'est jamais très sain que les média servent la soupe aux autorités, et il bien rare que le chien morde la main qui le nourrit. Entourloupe porcinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Comme chacun sait, ou devrait le savoir, Château-du-Loir a été déclaré Centre de Coordination Sanitaire et Social, dans le cadre de la gestion de la grippe H1N1 pour un bassin de population qui va du Grand-Lucé au Lude. Ouf ! Si cette saloperie débarque sous nos contrées, nous serons aux premières loges pour compter les cadavres. Nous voilà rassurés.
Est-ce parce que la saine nourriture et les non moins saines boissons qui font le quotidien de notre cuisine nous protègent, mais nous ne parvenons pas à croire à la pandémie dévastatrice que nous promettent les oiseaux de mauvais augure qui causent dans le poste. La grippe espagnole a fait plus de 60 millions de morts, la grippe aviaire même pas 300. Et chaque année, la grippe classique flingue entre 250 000 et 500 000 personnes. Et si, tout connement, le H1N1 faisait à peu près le même score que cette grippe « ordinaire » ? À l'époque de l'intoxication médiatique scandaleuse autour du virus aviaire, deux grands fléaux se sont abattus sur le monde : l'hystérie assassine contre les piafs de toutes sortes et l'hystérie acheteuse pour, déjà, le Tamiflu. Il serait salutaire, alors, de se souvenir que cette opération a permis aux Laboratoires Roche (fabricant du Tamiflu) de verser une très confortable rente à son principal actionnaire : le groupe Gilead Science Inc. Groupe présidé par Donald Rumsfeld, qui n'était autre que le secrétaire à la défense de George W. Bush, lui-même président d'un tout petit pays vaguement guerrier qui avait acheté une montagne de doses de Tamiflu. Mais ceci est une autre histoire. Une autre histoire ? Chefs qui débinentPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Notre cher confrère du Petit Castéropode a les cornes bien plus aiguisées qu'il n'y paraît. Il ne lui aura en effet fallu qu'un petit sondage presque anodin pour régler son compte à ce satané panneau publicitaire, disposé en dépit du bon sens et des règles élémentaires de sécurité sur l'avenue Jaurès. À peine posé, à peine démonté !
Tant mieux : il vaut mieux revenir sur une bêtise que de s'entêter. N'empêche... La justificiation de la bêtise en question paraît un peu étrange : il paraît que ce sont les zozos chargés de l'installation qui n'ont pas bien lu le plan. Elle est bien bonne celle-là. D'ordinaire, pour ce genre de travaux d'implantation de mobilier urbain, les responsables municipaux visitent les sites avec la société ou les agents qui exécuteront les travaux. Des marques sont tracées au sol à la peinture afin d'éviter toute erreur. De deux choses l'une, donc : soit la marque avait été tracée, et alors les comiques qui ont monté le panneau ne l'ont pas vue et ils doivent assumer financièrement le démontage et le remontage, soit la marque n'avait pas été tracée et alors les comiques ne sont pas où l'on pense ! Les plus farceurs envisagent même une troisième hypothèse : la marque avait été tracée exactement là où le panneau a été monté et alors les comiques ne sont vraiment pas où l'on pense ! Il n'est jamais très sain dans une boutique que les chefs débinent les lampistes pour couvrir leurs propres impérities. Triste vitrinePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
La saison dernière, de nombreux commentateurs de La Marmite ont soutenu avec nous l’idée que la presse locale ne rendait pas toujours hommage au vrai dynamisme de certaines composantes de notre petit territoire, notamment sur le plan culturel. À cette occasion, ce sont surtout les supports en papier qui avaient été évoqués. Ils ne sont pourtant pas forcément les pire et nous souhaitons aujourd’hui leur rendre justice : ils sont bien meilleurs que ce que propose LMTV, seule télé « locale » du département.
LMTV (Le Mans TV), s’appelle même depuis quelques temps « LMTV Sarthe ». Histoire de faire croire aux ploucs que nous sommes que ce n’est pas seulement la télé du Mans. D’ailleurs, LMTV propose une émission qui s’appelle « Intensément Sarthe » et qui est censée présenter la Sarthe profonde. Même Château-du-Loir a eu droit à son quart d’heure de gloire (rediffusé cet été) ! « Intensément Sarthe » est pourtant ce que la télé peut faire de plus lamentable : pas d’images tournées sur site mais seulement de pauvres photos immobiles (voire pas d’illustrations du tout), et de la parlote insipide avec des élus plus ou moins bien préparés à l’exercice sur un plateau gai comme un cimetière. Et avec quel pognon ? Le vôtre, braves contribuables ! Car cette télé minable ne dégage pas assez de bénéfices pour vivre de ses propres recettes, et elle tape les collectivités locales pour survivre. D’où la fumeuse idée de flatter les élus dans le poste pour les aider à verser leur obole. Si l’on ajoute à tout cela des journaux d’information qui ne parlent presque jamais des événements qui se déroulent à plus de 45 mn de la capitale sarthoise, des talk-shows pitoyables où se succèdent d’illustres inconnus qui n’ont rien à dire et de vieilles gloires rabougries qui radotent, des rediffusions incessantes et peu de programmes neufs, vous obtenez un galimatias lourdingue et indigeste. Beurk ! Nouvelle cuisine !Par Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Après deux petits mois de repos franchement bien mérité, Le petit Cuistot se remet aux fourneaux avec la même ambition que celle qui l’a poussé à ouvrir La Marmite : le lancement et l’animation de débats sur la vie locale.
Ses ingrédients ne changent pas : un soupçon de mauvaise foi, quelques grammes d’exagération, beaucoup de piment et, bien sûr, comme depuis le début, de saines vérités et de sincères informations. La porte est ouverte à tous, y compris à ceux dont l’estomac, l’esprit et le palet de plomb peinent à goûter cette nouvelle cuisine assez peu habituelle sous nos contrées paisibles et roupillantes. Bon appétit ! Estivale fermeturePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
La Marmite Castélorienne prend ses quartiers d'été jusqu'à la rentrée. Rendez-vous donc au début du mois de septembre pour de nouveaux petits plats, que nous tâcherons de garder épicés pour les fidèles de la boutique.
Les commentaires restent bien sûr toujours possibles sur les préparations de cette première saison, et nous nous efforcerons, le cas échéant, d'y apporter réponse. Bonnes vacances à tous ! Pièce montée en fumurePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Les 12 et 13 juin dernier, le centre E. Leclerc « Loir-et-Bercé » a subi deux agressions lamentables de la part des agités des campagnes. Dans la nuit, une première escouade a déversé des cochonneries contre la devanture, causant d'importants dégâts, et le lendemain à midi une seconde équipe a complètement bloqué le magasin, obligeant les dirigeants à fermer boutique.
Si l'on en croit les responsables du blocage, les deux opérations n'ont pas été coordonnées, et les coupables des destructions nocturnes sont inconnus. Et l'on est prié de croire tout ce petit monde sur parole ! Quoi qu'il en soit, dans la mesure où les manifestants agricoles brutaux ne sont pas inquiétés quand ils bousillent le bureau d'une ministre de l'environnement (rappelons-nous l'affaire Voynet), on voit mal pourquoi ils auraient des ennuis judiciaires pour le saccage du centre E. Leclerc « Loir-et-Bercé ». Reste que ces agacements de bourrins ont une explication : quand le litre de lait passe du simple à plus du triple du site de production au site de vente, quand le kilo de jambon est multiplié par dix de la ferme d'élevage au rayon du supermarché, il y a des fâcheries qui se comprennent ! Les pratiques grossières des centrales d'achat et la perversion du système global de la grande distribution (voir les « marges arrières ») ne changeront sûrement pas de sitôt. Les petits futés aux manettes n'ont donc pas tellement d'alternative : ou bien ils lâchent un peu d'oseille aux agriculteurs, ou bien ils transforment les centres commerciaux en forteresses. Cuistot et imposturePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Quelques esprits supérieurs certains de leur perspicacité sherlockholmesque, et qui n’ont sans doute pas grand-chose à foutre par ailleurs, se sont crus investis de la noble tâche de démasquer le Petit Cuistot. Et, en gros, deux camps s’opposent : ceux qui pensent que c’est Michel Freyssinet et ceux qui pensent que c’est Pierre Besnard.
Par souci d’épargner à ces respectables citoyens des attaques qui ne leur sont pas destinées, nous tenons à préciser que ces deux « vérités » assénées à grands coups de gueule péremptoire sont parfaitement à côté de la plaque. Les deux gaillards disposent déjà d’espaces d’expression ouverts à tous (la radio pour le premier et un blog pour le second) et ils n’ont pas besoin de La Marmite pour envoyer leurs piques à qui bon leur semble. Loin s’en faut ! Les anti-Cuistots sont dès lors invités à lâcher la grappe de ces messieurs et à déverser leur haine de La Marmite sous ce billet, afin de ne pas polluer les débats lancés par ailleurs ici même. PS : désolé pour le furieux clébard qui va sans doute nous reprocher de parler de nous, et pour Suizici que les esprits supérieurs, toujours certains de leur perspicacité, continueront de confondre avec le Petit Cuistot. Pêcheurs en villégiaturePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Avec notre joli 62,43% d'abstention aux élections européennes, nous autres castéloriens sommes parmi les meilleurs pêcheurs à la ligne de France ! Et s'il y a un message local à décrypter dans ce scrutin, c'est certainement du côté de ce chiffre qu'il faut chercher quelque chose.
Néanmoins, il paraît bien difficile de reprocher à nos concitoyens leur manque de civisme : l'arnaque lamentable du traité de Lisbonne après le rejet du projet de Constitution, doublé au manque total de gestion globale de la crise au niveau européen, sont des raisons largement suffisantes pour être restés sous la couette ! Cette abstention a toutefois grossi une tendance particulièrement nauséabonde du corps électoral de notre bonne ville : si l'on additionne en effet les scores du Front National de Neveux et du Libertas de de Villiers, on obtient un 14,16% qui en dit long sur l'état d'esprit de ceux qui sont allés voter. Comme si les pulsions xénophobes et le repli frileux sur de petites certitudes foireuses étaient une solution à quoi que ce soit... Feuille à la confiturePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
« Château-du-Loir aujourd'hui », la nouvelle lettre d'informations municipales de Château-du-Loir, commence très très fort, dès son premier numéro, avec deux énaurmes motifs de rigolade. Et c'est dommage car la feuille n'est plutôt pas moche.
1 - L'immangeable présentation du budget 2009 constitue un modèle absolu de mauvaise communication financière. Des chiffres partout, des camemberts aux légendes ésotériques, des textes technico-techniques abscons... 2 – La prodigieuse bouillie proposée par l'opposition en dernière page constitue un modèle absolu de très mauvaise communication politique. Des phrases qui n'ont pas grand chose à voir avec le français, une ponctuation agressive qui cache mal une indigence de pensée effarante, des traits d'ironie qui ratent à chaque fois la cible à force de confusion... D'après le site de la ville, les Castéloriens devraient recevoir « Château-du-Loir aujourd'hui » trois par an. De la vraie confiture pour les gourmands que nous sommes ! Duo de flancs naturePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Pas grand chose à retenir de l'interview sur Contact FM des principaux membres de l'opposition castélorienne la semaine dernière... Pas grand chose... Ah si ! Deux bricoles :
1 - L'ancien Maire est catégorique : « c'est un véritable métier la communication ». Éclair de lucidité qui ne l'a pas empêché de foirer complètement son final en lisant de manière trop ostentatoire un texte particulièrement insipide sur un ton particulièrement insipide lui aussi. Splendide ! 2 - L'ancien premier Adjoint est catégorique : « une ville ça se gère comme une entreprise ». Du plus pur Sarkozysme dans le texte ! Logique de rentabilité et logique de service public n'ont pourtant absolument rien à voir, et les confondre reste le meilleur moyen d'appauvrir, voire de détruire, les services publics. Splendide ! Un menu qui assurePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Projet phare de la municipalité en place, la salle des fêtes de Château-du-Loir a gagné 800000€ en un an. Estimée en effet à 2,7 M€ l’année dernière, elle est inscrite pour 3,5 M€ dans le budget de cette année. Une jolie petite augmentation qui s’accompagne d’un tour de passe-passe digne des plus grands : un changement de nom. Le dernier compte-rendu du Conseil municipal est formel : la « salle des fêtes » s’est transformée en « salle de convivialité » !
Changer le nom des choses pour les rendre plus acceptables ou pour leur donner une virginité perdue n’est pas une nouveauté en politique. Rappelons-nous, par exemple et toutes proportions gardées bien sûr, le RPR devenu UMP pour faire oublier ses affaires de financement occulte. La pratique est connue, elle n’en est pas moins misérable. Quand, alléché par le menu, on commande un « suprême vinaigrier aux écorces vermeil * », il est toujours très désagréable de retrouver dans son assiette de simples carottes râpées… * merci monsieur Desproges. Pourboire à l’usurePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Le revenu des fonctionnaires territoriaux est composé d’une partie « statutaire » calculée en fonction de leur grade et de leur ancienneté, et d’une partie « indemnitaire » propre à chaque collectivité. Pour faire simple, nous dirons que la première est la même partout, quelle que soit le fonctionnaire et quel que soit son employeur, et que la seconde, que l’on peut appeler « primes », est très différente d’un endroit à l’autre (elle peut varier du simple au triple, voire plus, et même être tout à fait inexistante).
Sans atteindre ces tristes excès, le régime indemnitaire des employés de la commune de Château-du-Loir, par exemple, est en dessous de la moyenne départementale. Celui des employés du Conseil général au dessus. C’est comme ça. Ce sont les élus qui décident. C’est parfaitement légal, et il n’y a aucune injustice en soi là-dedans. Néanmoins, ceux qui pensaient que le retour de la gauche aux affaires castéloriennes pourrait permettre aux agents municipaux de voir leurs primes augmenter se fourrent peut-être le doigt dans l’œil. D’abord parce que lorsqu’elle a déjà été aux manettes, la gauche n’a rien fait en la matière. Ensuite parce que si le premier édile actuel semble être assez favorable à une revalorisation, son adjointe aux finances n'est pas du même avis ! Du moins si l'on en croit le compte-rendu du dernier Conseil municipal. Bref, c'est aujourd'hui l'opposition de droite qui défend l'idée d'un meilleur régime indemnitaire à Château-du-Loir. Le monde à l'envers ! Tambouille sans fioriturePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Quand il ne fait pas de rapport assez inquiétant sur la gestion aléatoire des arbres de la commune de Château-du-Loir (voir http://chateauduloir.zeblog.com/399820-moribonde-verdure/), l'ONF (Office National des Forêts) fait ses propres bêtises dans la forêt de Bercé : chemins défoncés par les engins de bardage, routes forestières criblées de nids de poules, accotements ravagés par les semi-remorques, voies jonchées de débris.
Personne ne conteste que la sylviculture peut causer des dégâts collatéraux, et il n'est pas question ici de demander aux techniciens de l'ONF de travailler en Charantaise et à la pince à épiler. Mais pourquoi ne réparent-ils pas ce qu'ils bousillent, et pourquoi, surtout, ne nettoient-ils jamais les saletés qu'ils laissent sur les espaces de circulation publics (obligation pourtant faite aux agriculteurs) ? Soufflé à toute viburePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
À force de respirer l'air pur de notre si joli canton, les élus de la Communauté de Communes Loir-et-Bercé ont dû choper l'ivresse des cimes. Après le centre aquatique et le musée Carnuta, ils viennent de se lancer dans un nouveau projet de grande ampleur : l'énergie éolienne. Nous n'en sommes encore qu'au stade de la réflexion, mais il se pourrait bien que plusieurs éoliennes viennent en effet embellir nos paysages, car, lors du conseil de février, les élus communautaires ont décidé d'adopter une nouvelle compétence : les zones de développement de l’éolien.
Les études ne seront lancées que lorsque les conseils municipaux auront enteriné ce vote, mais rien n'interdit de se poser déjà les bonnes questions, dont la principale est bien sûr : où ? En fait, deux communes sont envisagées : Lavernat et Dissay-sous-Courcillon. Il faut savoir, dans cette affaire, que c'est le préfet qui détermine les zones où l'implantation d'éoliennes est possible. Il faut savoir aussi qu'un document est disponible en préfecture (voir le lien ci-dessous) pour permettre aux élus de "dégrossir" leur réflexion et que ce document classe justement la commune de Lavernat comme "zone défavorable" ! À part un ou deux sites dans le nord ouest du département, la Sarthe n'est pas du tout un territoire adapté à l'implantation de parcs éoliens. Pourquoi diable, alors, aller imaginer d'en planter dans la vallée du Loir et précisément dans la zone d'influence touristique de la forêt de Bercé ? Et même dans ce cas, pourquoi diable ne pas choisir, par exemple (au hasard), les communes de Saint-Pierre-de-Chevillé et de Beaumont-Pied-de-Boeuf qui sont classées plus propices que Lavernat dans le document cité plus haut ? http://www.sarthe.pref.gouv.fr/IMG/pdf/Eolien_en_sarthe.pdf Soupière en or purPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
L'an dernier, la soupière olympique qui remplacera la vieille piscine de Château-du-Loir était évaluée, hors travaux de voirie et réseaux, à 4,5 M€ hors taxes. "Même pas cher" se vantaient les hardis défenseurs du projet.
Aujourd'hui, et toujours sans ces fameux travaux de voirie et réseaux, l'ardoise se monte à 6,5 M€. Et hop, 2 M€ de mieux. Tout compris, nous voici donc, en tant que contribuables locaux, les heureux propriétaires d'un futur centre aquatique à 7,3 M€ hors taxes (jusqu'à la prochaine augmentation ?). Du coup, comme pour Carnuta, les hardis défenseurs du projet mobilisent un nouvel argument : les nombreuses subventions dont bénéficiera le centre aquatique atténueront grandement la facture. Voilà bien une idée à courte vue ! Car ces subventions viennent toutes de collectivités publiques (notamment du Département et de la Région) et, jusqu'à preuve du contraire, c'est aussi de l'argent public qu'il s'agit ! Faire payer la note de notre piscine à l'ensemble des Sarthois (dont nous sommes) et des Ligériens (dont nous sommes aussi) n'est pas en soi une économie ! Si tous les petits rois de Sarthe et des Pays de la Loire font la même chose, ce n'est pas demain que les impôts locaux baisseront ! Comment ça, c'est déjà exactement ce qui se passe ?! Addition sans borduresPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
La Communauté de communes a recruté en début d'année un nouveau Directeur général afin de remplacer le précédent, qui n'avait, c'est le moins que l'on puisse dire, pas fait de vieux os à son poste. La moindre des choses est bien sûr de commencer par souhaiter la bienvenue au nouvel arrivant. Espérons qu'il se plaira chez nous et qu'il pourra faire avancer l'intercommunalité locale dans le bon sens.
À l'annonce de sa venue, fort discrète (il n'est même pas présenté dans le dernier bulletin communautaire), la presse s'est émue du salaire important qui lui est versé et qui est bien supérieur à celui de son prédécesseur. Mais il arrive souvent à la presse de s'émouvoir pour de mauvaises raisons. Ici, la bonne question n'est pas de savoir si le nouveau Directeur général de la Communauté de communes gagne trop... À son grade (administrateur territorial) et compte tenu de son ancienneté (il est proche de la retraite), il est parfaitement légitime qu'il perçoive ce salaire (que nous tairons car ce n'est, justement, pas le fond du problème). La bonne question en effet est plutôt de savoir pourquoi une collectivité aussi petite n'a pas pu recruter un fonctionnaire dont le grade serait plus conforme à sa taille, c'est-à-dire un attaché territorial. Pourquoi une minuscule Communauté de communes de 12 000 habitants qui exerce un nombre assez limité de compétences et qui n'emploie qu'à peine plus d'une vingtaine d'employés (dont une grosse majorité pour l'école de musique) est-elle "obligée" d'embaucher un administrateur alors que d'ordinaire cette catégorie de fonctionnaire travaille dans les grosses collectivités comme les communes d'au moins 50 000 habitants ou les intercommunalités énormes (communautés urbaines ou d'agglomération) ? Pourquoi ? Moribonde verdurePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
L'Office National des Forêts (ONF) est formel : depuis des années, la gestion municipale des arbres à Château-du-Loir est une catastrophe. Il suffit de lire la synthèse du rapport publié sur le site de la mairie pour s'en convaincre : "plaies de tailles importantes avec altérations du bois", "les travaux récents ont généré de nombreuses blessures", "fosses de plantations trop petites", "les tailles réalisées ont généré plus de problèmes qu’elles n’en ont résolu". À l'origine de cette enquête de l'ONF, la chute d'un arbre dans une cour d'école l'année dernière aura au moins permis de clarifier la situation très inquiétante de arbres sur la commune, même si, heureusement, elle n'a causé aucun dégât humain.
Depuis le temps qu'on cisaille et qu'on tronçonne, il y a fort à parier que les services municipaux ont fait autant de conneries que les prestataires privés auxquels on a confié des missions d'entretien. Il reste que les incompétents d'un bord ou de l'autre ont toujours travaillé sous l'autorité des responsables administratifs et techniques de la ville de Château-du-Loir ! Est-ce qu'un jour, pour les arbres et pour le reste, les élus choisis par la population oseront enfin demander des comptes à ces (ir)responsables ? Salade aux épluchuresPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Tous aux abris ! À Château-du-Loir, l'opposition municipale vient tout juste de se remettre de la râclée qu'elle a ramassée aux dernières élections, et elle le fait savoir ! Ça va chauffer dans la salle du Conseil et les édiles en place n'ont qu'à bien se tenir... Les anciens Maire et premier Adjoint ont prévenu : ils vont communiquer fort et les Castéloriens vont les entendre !
C'est tant mieux. Une démocratie vivante est une démocratie où les oppositions sont nettes et revendiquées. Mais bon... Mettre un an à se décider à bouger, c'est franchement un peu long. Du coup, on ne peut s'empêcher de se demander si ces robustes opposants auraient également attendu une année avant d'agir s'ils avaient été élus. Piquée au vif par les critiques (pas toujours fondées) de l'équipe en place sur sa gestion financière, l'opposition désormais réveillée et communicante se lance donc avec cinq ans d'avance dans ce qu'il faut bien appeler une campagne électorale. Et le débat d'idées y semble promis à de hautes envolées. Nous en connaissons malheureusement déjà à peu près l'essentiel : "les ceux d'en face, y sont nuls comme tout". À quoi ceux d'en face ne manqueront pas de répondre : "c'est le premier qui dit qui y est". Et vice-versa. Il est où, le projet de territoire ? En France, la médiocrité du personnel politique reste l'une des valeurs sûres de la vie publique. Alors, au fond, on a le Président qu'on mérite, le Maire qu'on mérite, et les oppositions qui vont avec. Brochette dans la froidurePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
S'il y en a un qui a drôlement dû avoir la trouille pendant son grand numéro d'enfumeur à la télé ce jeudi 5 février, c'est bien Sarkozy... Pensez donc ! Au même moment en effet, à Château-du-loir, une brochette d'une vingtaine de revendicatifs pacifistes a défié la froidure du soir, devant la mairie et en compagnie du Maire s'il vous plaît, avec un rassemblement pour protester contre sa politique ! Carrément ! En voilà du boycott sauvage !
Ça rigole pas dans le Sud Sarthe ! C'est pourtant drôle de voir des manifestants réclamer des trucs au Président et ne pas l'écouter au moment où il va répondre. Non ? Même les syndicats les plus durs s'étaient mis d'accord pour attendre (sans illusion certes !) les propositions de Sarkozy avant de décider d'une reconduite éventuelle des actions. L'incohérence de l'opposition à Sarkozy s'illustre chez nous comme dans le reste du pays. Elle est molle. Elle est risible. Y'avait pourtant un truc très intéressant dans les propos de l'omniprésident : la suppression de la taxe professionnelle, principale ressource des collectivités locales. Une telle disparition mettrait en grave danger l'équilibre déjà précaire des territoires. Et, pour l'instant, ça n'est évidemment pas là-dessus que l'opposition se mobilise. Poulets et enflurePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Frappés de plein fouet par la crise, un grand nombre de salariés castéloriens se sont sentis très concernés par la grève de la semaine dernière. Plusieurs d'entre eux ont même défilé dans les rues du Mans, où ils ont eu, au milieu de leurs petits camarades de galère, l'immense honneur d'être comptés par les syndicats (qui les ont vus en très gros), par les flics (qui les sont vus en très petit), et même par deux journalistes de Ouest-France, manifestement équipés des mêmes lunettes que la Police. Dix mille, quatorze mille, cinquante mille, trois milliards et demi ? Nous avons encore eu droit à la grande valse des chiffres incongrus !
Ce qui nous rend furibards, à la Marmite, c'est surtout le jeu très malsain de la Police, dite " nationale ", qui minimise systématiquement le nombre de manifestants. C'est quoi, cette flicaille aux ordres du pouvoir ? C'est quoi, cette flicaille qui oublie son rôle régalien et sa nécessaire impartialité ? C'est quoi, cette flicaille qui nous rappelle qu'en 1942 elle faisait les yeux doux à la Gestapo et participait activement à la déportation des juifs, qui nous rappelle, aussi, que le 17 octobre 1961 elle a "noyé par balles dans la Seine " des centaines de manifestants algériens pacifistes ? C'est quoi ?! Déchirure !Par Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Le ton marmitolesque qui a cours ici relève plus souvent du registre humoristique que de la lugubre sinistrôse, mais avec le décès du petit Cyprien l'actualité locale récente ne s'y prête guère. Pourtant, la satire peut aussi naître de la colère !
Quelle que soit la ville ou le département où il vit, même si c'est Château-du-Loir et même si c'est la Sarthe, comment un petit garçon peut-il aujourd'hui être à ce point mal pris en charge par les services de secours ? Comment ?! Et pourquoi ?! L'hôpital de Château-du-Loir dispose d'un héliport, à quoi sert-il ? À quoi a-t-il servi depuis qu'il a été installé ? Combien de malades y ont-ils été évacués par hélicoptère (oui, certains hélicoptères peuvent voler la nuit) ? S'il ne sert qu'à flatter la bonne conscience des élus locaux, mieux vaut le détruire tout de suite et ne pas laisser croire aux habitants du canton qu'ils ont à leur disposition un équipement qui peut leur sauver la vie. La gestion stupidement comptable de la santé, que le gouvernement actuel radicalise à outrance, provoquera toujours davantage de drames comme celui qui a frappé Cyprien et sa famille. Bien sûr que le risque zéro n'existe jamais en matière médicale, mais qui peut s'empêcher aujourd'hui de penser que si Cyprien avait habité Neuilly-sur-Seine il serait encore vivant aujourd'hui ? Couvercle à plomburesPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Puissance de communication prodigieuse, la Communauté de Communes Loir-et-Bercé semble vouloir faire le tri dans les informations qu'elle veut bien diffuser. En témoigne l'absence sur son site Internet du compte-rendu du Conseil communautaire du début décembre dernier. Pourtant, ce même site diffuse des documents bien plus récents comme par exemple son bulletin N°20. Bulletin dans lequel il n'est d'ailleurs même pas question de l'arrivée du nouveau Directeur général de la boutique... Cocasse.
Alors nous posons la question : pourquoi le compte-rendu officiel a-t-il été diffusé à la presse (Ouest-France et l'Écho de la Vallée du Loir y ont consacré un article) alors que le grand public ne peut pas y accéder et vérifier ainsi lui-même les informations à la source ? Cuistot sous couverturePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Le mois dernier, le Maine Libre nous réservait les honneurs de ses colonnes sous la plume alerte de Natacha Longeray. Devisant avec une ironie de bon ton, et de bon goût (comme elle en a d'ailleurs l'habitude pour notre plus grand plaisir), Natacha Longeray s'interrogeait sur la légitimité de notre anonymat et concluait qu'il occultait en fait les débats que nous lançons. Son honnêteté intellectuelle, dont nous la remercions ici, la conduisant toutefois à reconnaitre que nos raisons "professionnelles" ou "personnelles" pouvaient nous "excuser".
Pour notre part, nous voyons mal pourquoi un débat amorcé et animé anonymement serait moins pertinent qu'un autre, mais bon. On peut toujours en discuter. En revanche, l'idée de Natacha Longeray selon laquelle "la liberté d'expression est pleine et entière surtout à découvert" nous paraît joliment à côté de la plaque. Car la liberté d'expression, sous sa forme satirique (c'est-à-dire efficace), n'existe vraiment que lorsque l'on s'appelle Les Guignols ou Bedos. Et encore. Les premiers se sont fait interdire pendant plusieurs jours après un sketch un peu fort à la manière de Pulp Fiction, et le second s'est fait privé d'antenne pour cause de "gauchisme" trop affirmé. Toute proportion gardée bien sûr ! Nous ne sommes évidemment ni les premiers, ni le second ! Ah, zut, je viens bêtement d'éliminer plusieurs identités possibles du petit Cuistot ! Méli-mélo de rognuresPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
L'un des commentateurs de la Marmite nous l'avait déjà dit, mais cela se confirme : le site Internet de Dame Pavy est particulièrement cocasse à consulter. D'abord, la page d'accueil présente toujours son suppléant Joël Esnault comme le Maire d'Ecommoy alors que depuis mars dernier c'est Sébastien Gouhier. Belle réactivité !
Par contre pour jouer le godillot de service, ça va beaucoup plus vite, et notamment pour soutenir le plan de sauvetage des banques concocté par Sarko. Mais peut-être que c'est allé trop vite si l'on en croit la lecture du dernier paragraphe de son texte. Jugez-en plutôt : "C'est tout l'objet du dépensés mais utilisés en cas de besoin. plan de l'Union européenne qui prévoit dépensés mais utilisés en cas de besoin. 1 700 milliards d'euros au service du secteur bancaire, dont dépensés mais utilisés en cas de besoin. 360 milliards d'euros mobilisés par notre pays." Y'a du copier/coller dans l'air qui a mal fonctionné, on dirait. Ou alors c'est que ce plan est vraiment vaseux... http://www.beatricepavy.com/detailactualite.php?index=88 Toques de burePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Petites mises au point à l'usage des porteurs de toques de bure, de casques en plomb ou de n'importe quel autre couvre-chef les empêchant d'entendre ce qu'on leur dit.
1 - La Marmite n'est pas un think tank au service d'on ne sait quelle équipe cachée déjà en course pour les municipales de 2014. 2 - La Marmite ne propose à sa carte ni Yaka ni Faukon. Elle pose simplement des questions sur un ton satirique. Pour ceux que cela perturbe voir le petit 3 ci-dessous. 3 - La Marmite n'est obligatoire pour personne. Elle est même franchement déconseillée aux pisse-froid dont l'estomac fragile est infoutu de digérer la juste dose d'exagération et de mauvaise foi que suppose un blog d'humeur. 4 - La Marmite est animée par un Petit Cuistot dont l'anonymat ne sera JAMAIS levé pour des raisons qui lui sont propres et qui ne regardent personne, notamment pas les pisse-froid sus-évoqués. Les provocations à participer à des réunions publiques mettant en cause son courage resteront donc lettre morte. Pour ceux que cela perturbe voir le petit 3 ci-dessus. Daube à la vieillurePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Bon godillot parlementaire de base, Béatrice Pavy, notre députée locale, s'est prononcée comme l'immense majorité de ses petits camarades de l'UMP en faveur du report de l’âge de la mise à la retraite d’office de 65 ans à 70 ans. Les bonnes âmes, dont le Ministre Bertrand, n'y voient que l'expression d'une liberté plus grande laissée aux salariés qui souhaitent travailler plus longtemps. Les moins bonnes âmes, dont nous sommes, y voient au contraire le premier étage d'une fusée qui finira en suppositoire : la retraite à 65 ans et plus à 60 ans.
L'argument massue qui tend à justifier cette disposition est le suivant : nous vivons plus vieux, nous profitons plus longtemps de notre retraite, il nous faut donc partir plus tard. Sauf qu'on voit mal comment certains métiers pénibles pourraient être poursuivis au-delà de 60 ans, sauf que vivre vieux ne signifie pas forcément vivre en bonne santé, sauf qu'alors que le travail produit toujours plus de richesses, les salaires et les retraites ne progressent pas dans la même mesure que les revenus liés à la financiarisation de la vie économique. Avec son vote, Pavy fait le jeu de la clique méprisable des dirigeants qui regrettent ces heureux temps où l'ouvrier avait le bon goût de crever avant de profiter de sa retraite. Si c'est en toute conscience, c'est lamentable. Galette sans garniturePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Infoutue de gérer et de conserver proprement son considérable patrimoine, la SNCF basarde à tour de bras nombre de ses bâtiments et de ses installations. Et quand elle ne trouve pas preneur, elle les dézingue. C'est bien ce qui a failli arriver à la Rotonde de Montabon.
Équipement unique dans la région, la Rotonde part en ruine depuis des années et si le maire de Montabon n'avait pas refusé le permis de démolir, elle ne serait aujourd'hui plus qu'un souvenir. Des bénévoles acharnés continuent de la bichonner de temps à autre pour la maintenir plus ou moins en état (la commune de Château-du-Loir leur a d'ailleurs versé quelques sous pour les aider) mais rien de vraiment solide n'est prévu pour conserver l'installation dans le temps. Pourtant, au fond, est-ce si grave ? Quel est finalement l'intérêt de garder la Rotonde ? Est-il vraiment de la responsabilité des collectivités locales d'assurer son sauvetage ? En un mot comme en cent : ça intéresse qui une Rotonde qui tourne ? Ou bien les pouvoirs publics s'emparent de la question et alors il faut intégrer cette opération de restauration dans un programme touristique sérieux qui dépasse les frontières de notre territoire, et on en est loin, ou bien on laisse les amoureux du bidule s'en occuper et il n'est alors pas forcément pertinent d'y consacrer beaucoup d'argent public ! Mille-feuilles et moisissuresPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Château-du-Loir et sa région disposent d'un nombre assez impressionnant de sources d'information. En théorie du moins... Car si l'on met de côté la télé avec FR3 Maine et Le Mans TV Sarthe, les sites web institutionnels des communes et des communautés de communes et ceux des particuliers très assidus comme celui, par exemple, du castélorien Guy Roger, les habitants de la vallée du Loir ont à leur disposition pas moins de quatre journaux papier : Ouest-France, Le Maine Libre, Le Petit Courrier du Val de Loir et L’Écho de la Vallée du Loir. C'est rare.
Pourtant, il paraît que ça va mal. Il faut dire que, partout en France, la presse régionale souffre d'une désaffection grandissante. La presse nationale aussi d'ailleurs. C'est, bien sûr, en grande partie en raison du prix exorbitant des journaux (qui est lié au corporatisme rétrograde du syndicat du livre et des NMPP), mais c'est aussi, et peut-être surtout, en raison de la pauvreté du caractère local de l'information. Franchement, vous avez vu la tronche de la page "canton de Château" dans Ouest-France ? Le pitoyable compte rendu de l'excellent "éloge de la pifométrie" (spectacle aux Récollets) est à lui seul un motif de désabonnement ! Certes, les correspondants de presse ne sont pas des professionnels de la rédaction journalistique et leur action relève bien souvent du sacerdoce compte tenu de la faible rémunération dont ils bénéficient. Mais si elles tenaient vraiment à fournir une info locale de qualité, les rédactions reprendraient les textes qui leur sont soumis et les traduiraient, au moins, dans un français basique. Ce qui est loin d'être le cas ! Ceci dit, il n'y a pas qu'à Château-du-loir que c'est comme ça... Quand, en plus, on retrouve, mot pour mot, les mêmes articles dans Ouest-France et Le Petit Courrier du Val de Loir, on se dit qu'il traîne dans l'air comme un léger foutage de gueule... Nageoires et doruresPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
La Communauté de communes Loir-et-Bercé n'est décidément pas à une énormité près... Après Carnuta (voir notre billet "Gaufre sans/sur mesure"), elle persévère dans le n'importe quoi avec son projet de piscine... euh, pardon, de centre aquatique. Avec un budget de base estimé à 3 650 000 € HT, le centre aquatique communautaire offrira en effet un bassin unique couvert d'environ 340 m², soit, grosso modo, la même chose que la vieille piscine actuelle de Château-du-Loir ! Bon ce sera bien sûr plus beau et plus neuf, mais payer plus de 3,5 M€ hors taxes pour conserver à peu près le même type d'équipement, c'est pour le moins baroque. La seule grande différence, c'est que la piscine communautaire sera ouverte toute l'année au lieu de deux mois pour l'ancien bassin. Reconnaissons que cela fait un peu cher du mois supplémentaire ! Les défenseurs du projet rétorquent que l'équipement sera évolutif. C'est bien, mais il ne faudrait pas croire que ces évolutions seront gratuites ! D'ailleurs, d'après le Conseil communautaire, ces évolutions pourraient se monter à environ 1 M€ de plus pour un bassin extérieur, une chaudière bois, une alarme et une vidéo surveillance. Une paille !
Les habitants de la communauté de communes seront certainement ravis de pouvoir profiter d'un nouvel espace de baignade, et les enfants du secteur bénéficieront de séances de natation scolaire dans de meilleures conditions qu'aujourd'hui. C'est une évidence. Mais ce confort amélioré ne valait probablement pas une somme pareille. Il y a toutefois fort à parier que ce n'est pas du tout l'avis de l'équipe retenue pour mener à bien le projet. Le cabinet d'architecture parisien TNA, mandataire, pourrait en effet percevoir 745 785 € HT pour un projet global de 4 660 750 € HT (avec l'ensemble des options), soit 16% du montant total. Quand on sait que d'ordinaire, pour ce genre de projet les architectes perçoivent une rémunération qui ne dépasse que très rarement les 12 ou 13% et que, en plus, TNA réclamaient initialement 17.33%, on se dit que l'argent public est vraiment bien géré sous nos contrées. Dindons au bromurePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Composée de Beaumont-Pied-de-Boeuf, Château-du-Loir, Dissay-sous-Courcillon, Flée, Jupilles, Lavernat, Luceau, Montabon, Nogent-sur-Loir, Saint-Pierre-de-Chevillé, Thoiré-sur-Dinan et Vouvray-sur-Loir, la Communauté de communes Loir-et-Bercé est un territoire où vivent environ 12 000 habitants. Elle est dirigée par un Conseil communautaire où siègent 27 élus issus de l'ensemble des Conseils municipaux. Il faut savoir que la loi n'impose pas de règles draconniennes en matière de représentativité puisqu'elle demande simplement que chaque commune dispose d'au moins un siège et qu'aucune commune ne détienne plus de la moitié des sièges. Voilà un beau flou juridique...
Malheureusement, ce beau flou peut créer des situations tout à fait anti-démocratiques, et c'est bien sûr le cas, vous l'avez deviné, pour notre chère Communauté de communes Loir-et-Bercé. Jugez-en plutôt : avec 44% de la population totale du territoire, Château-du-Loir ne dispose que de 5 sièges (soit 18,5%) alors que Saint-Pierre-de-Chevillé en compte 2 (soit 7,4% des sièges pour 2,9% de la population). Du délire ! En fait, toutes les communes, sauf Château-du-Loir, ont 2 sièges, alors qu'une répartition établie sur la base de la population donnerait : 1 siège pour Beaumont-Pied-de-Boeuf, pour Flée, pour Jupilles, pour Thoiré-sur-Dinan, pour Lavernat, pour Nogent-sur-Loir et pour Saint-Pierre-de-Chevillé, 2 sièges pour Luceau, pour Montabon, pour Dissay-sous-Courcillon et pour Vouvray-sur-Loir et 12 sièges pour Château-du-Loir. On est loin du compte! De gauche comme de droite, les élus castéloriens, dindons sans courage, ont laissé se construire une Communauté parfaitement bancale, où le copinage a pris le pas sur les principes démocratiques. Ils y ont beaucoup perdu, et avec eux toute la population du territoire. Qu'ils en soient remerciés ! Gaufre sans/sur mesurePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Évalué à 2 100 000 € en janvier 2008 (si l'on en croit le bulletin de la communauté de communes du début de l'année), Carnuta a atteint aujourd'hui le prodigieux budget prévisionnel de 2 600 000 €. Un demi-million d'euros de plus en moins d'un an, c'est ce qui s'appelle de l'inflation galopante ! Ah oui, un demi-million d'euros, pour les vieux jetons, c'est 3,27 millions de francs lourds, soit, pour les très vieux jetons, 327 briques. Un beurre.
Rappelons à ceux qui l'ignoreraient encore que Carnuta est ce projet de la communauté de communes Loir-et-Bercé qui consiste à transformer le musée du bois de Jupilles en "espace muséographique" comme on dit dans les couloirs feutrés des ministères. La transformation reposera principalement sur la construction d'un nouveau bâtiment très design en lieu et place de la maison qui fait l'angle de la rue de l'église et de la route de Thoiré-sur-Dinan. Très cher (y'a pas d'autres mots) au président de la communauté de communes Claude Denis, ou plutôt au chef (le mot est plus précis) de la communauté de communes Claude Denis, Carnuta ne manque pas d'ambition. C'est le moins que l'on puisse dire. Mais de l'ambition à la démesure, il n'y a parfois qu'un tout petit pas, et, derrière son grand patron, tout le conseil communautaire a décidé de le franchir, ébloui sans doute par les colossales participations du Département, du Pays, de la Région et de l'État qui a décerné au projet le label "Pôle d'Excellence Rurale". La communauté de communes devrait en effet ne débourser que la moitié de l'ardoise : 1 300 000 €. Nous voilà rassurés. Avec quatre employés et 700 m² consacrés à la nature et à la forêt, à l'exploitation forestière et aux métiers et industries du bois, Carnuta devrait connaître d'après ses promoteurs un léger déficit au début de son exploitation en 2010. Mais, promis juré, avec 16 000 visiteurs par an grâce à la mise en place d'un circuit touristique passant par Le Lude et Le Grand-Lucé, les comptes devraient vite s'équilibrer. Ben voyons ! Pâtée à la saumurePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Plus qu'ailleurs, quand elles sont installées sur des territoires de taille modeste, les grandes entreprises font la fierté des élus. Et des administrés. Et, en même temps, elles fournissent aux premiers une taxe professionnelle confortable très dynamique et aux seconds des emplois et des perspectives de carrière intéressantes. Avec des grosses boutiques comme Aro, Amada et Harman Becker, Château-du-Loir est un parfait exemple de ce type de situation.
Mais il y a un risque : en cas de difficultés économiques, les licenciements sont proportionnellement massifs et socialement destructeurs (souvenons-nous par exemple de Moulinex dans l'Orne et le Calvados). C'est malheureusement ce que nous connaissons aujourd'hui avec Harman Becker. Et c'est malheureusement les mêmes causes qui produisent les mêmes effets : manque de diversification économique et manque d'anticipation des crises. Il était pourtant bien évident que compte tenu du choc énergétique, qui n'est pas nouveau, le secteur automobile et ses satellites connaîtraient des problèmes importants. Et personne n'a devancé la question pour amortir la grosse gamelle. Personne. Ni les élus locaux, qui hibernent depuis des années au conseil municipal et au Conseil communautaire, ni les services économiques départementaux, comme Sarthe Expansion, qui préfèrent bichonner leurs nouveaux parcs d'activité thématiques. Bouillabaisse sauce carburePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Traversée par de très nombreux poids lourds pendant bien des années, la ville de Château-du-Loir a longtemps, très longtemps, attendu sa déviation. D'hésitations en revirements, les travaux ont mis des siècles à débuter mais cette fois c'est parti. Et bien parti. Mais trop tard ! Avec l'ouverture complète de l'A28, le besoin de déviation est beaucoup moins évident que par le passé. Certes, quelques camions égarés se retrouvent encore aujourd'hui en centre ville, mais cela n'a plus rien à voir avec ce que l'on a connu il y a encore peu de temps. Du coup, est-il vraiment raisonnable d'aller au bout de ce projet et ne serait-il pas plus intelligent de le recalibrer et de le redéfinir ? Car il faut savoir que cette déviation figure au contrat de plan État-région pour un montant de 19 millions d'euros (dont une grande partie est financée par l'État). Un joli paquet de carbure !
Encore une fois, locaux et nationaux, à Château-du-Loir comme ailleurs, les élus, TOUS les élus, ont patiné dans la choucroute. Mais ce n'est pas très grave puisque c'est avec l'argent public. Une Marmite sans friturePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Soyons sincères : le démarrage en trombe de notre petit blog sans prétention nous a beaucoup surpris. Nous ne pensions en effet pas que les petits plats que nous vous préparons allaient vous plaire à ce point.
Ceci étant dit, quelques petites mises au point importantes doivent être faites : - Le Petit Cuistot à l'oeuvre derrière la Marmite Castélorienne n'est pas Michel Freyssinet. Celui-ci n'en est pas non plus l'instigateur et il n'a aucun rapport avec nous. - Les commentaires insultants ou déplacés seront purement et simplement supprimés. - Notre vocation est de provoquer le débat. Rien d'autre. Et la satire nous paraît le meilleur vecteur. Poularde en sinécurePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Sarkodolâtre un peu à la façon de la fulgurante Nadine Morano, Béatrice Pavy trouve encore beaucoup de temps pour faire autre chose que la promotion locale de son cher Président de la république. Maire de Saint-Pierre-de-Chevillé, vice-Présidente de la Communauté de Communes Loir-et-Bercé, Conseillère générale de notre cher canton, Députée de la 3ème circonscription de la Sarthe, la petite dame est également Présidente du Pays de la Vallée du Loir. Présidence qu'elle a d'ailleurs soufflée contre toute logique au Maire de La Flèche, lui-même bon cumulard devant l'éternel.
Quels que soient leur plumage ou leur obédience, beaucoup d'élus continuent de vouloir porter plus de casquettes qu'ils n'ont de tête. Et il n'est pas du tout certain que l'électeur/administré de base y gagne quoi que ce soit ! Une solution ? Élémentaire : interdire de postuler à plus d'un poste électif (direct ou indirect), limiter le nombre de mandat à deux consécutifs, et ne pas verser d'indemnités mirobolantes. La salle des bituresPar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Projet phare de l'actuelle municipalité, une salle des fêtes devrait être construite prochainement sur notre riante commune castélorienne. Une salle des fêtes... Une bonne vieille salle des fêtes... Pour organiser les anniversaires de mariage de pépé et de mémé gâteau, pour célébrer les fiançailles du fiston et de sa bergère, pour fêter les noces de tonton et de tatie... Jolie galerie de bitures en perspective !
Des salles des fêtes assez grandes pour servir à toute la population du coin pour ce genre de manifestations, il y en a déjà une à Luceau et une autre à Vouvray. Une bonne gestion au niveau intercommunal de ces salles devrait suffire. Pourquoi en créer une nouvelle à Château-du-Loir ? En quoi ce machin apportera-t-il un plus en matière de service ? En quoi, aussi, participera-t-il à améliorer l'image de la ville ? Peut-être qu'avec le même budget, il aurait été intéressant de réfléchir à une véritable réhabilitation de la Castélorienne pour en faire une VRAIE salle de spectacles. Pas un bricolage plus ou moins foireux comme l'avait prévu la municipalité précédente, non, une belle extension/rénovation qui aurait transformé le site actuel en lieu de culture majeur. Ça aurait eu une autre gueule que cette saleté de salle des fêtes contre les murs de laquelle iront misérablement gerber les tontons pochtrons qui abusent du Jasnières pendant les réjouissances familiales ! Le pain dur durePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
C'est l'histoire d'une mairie qui n'a connu que deux directeurs généraux depuis la fin de la deuxième guerre mondiale : le père et sa fille. C'est l'histoire d'une mairie qui n'a connu que deux directeurs généraux alors qu'il y a eu depuis 1947 onze élections municipales et neuf maires ! Deux directeurs généraux, onze élections, neuf maires, et des alternances politiques régulières, notamment depuis 1995, qui, d'ordinaire, sont fatales aux responsables administratifs des collectivités qui doivent trouver un nouveau poste quand leur patron est remercié par les électeurs. Et cette mairie, vous l'avez deviné, c'est la nôtre ! Château-du-Loir plus fort que toute la Corse réunie ! Château-du-Loir plus fort que toutes les dynasties politicardes à la Sarkozy, à la Baroin, à la Debré, à la Bush ou à la Le Pen !
Quelles que soient les qualités et les défauts du papa et de sa progéniture, personne ne peut croire qu'un tel immobilisme soit sans conséquence pour le dynamisme de notre cité. Sauf, peut-être, les nombreux élus très "inspirés" qui se sont succédés à la mairie. Bocal de déconfiturePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:00
Quelle est la (presque) seule commune de Sarthe, de (presque) plus de 5000 habitants, à perdre régulièrement et dramatiquement de la population depuis plus de 25 ans ? Oui, c'est notre bonne cité castélorienne. 5617 âmes en 1982, 5473 en 1990, 5148 en 1999 et 4730 en 2008. Belle descente ! Surtout que, dans le même temps, la population sarthoise, elle, continue de croître à un très bon rythme : + 7% de 1999 à 2008.
Mais qu'est-ce qui peut bien rendre notre patelin de moins en moins attractif alors que les communes voisines, elles, progressent ? Pour en rester à des villes comparables, il faut savoir qu'Écommoy par exemple n'a pas cessé de gagner des habitants dans la même période. C'est pourtant pas le plus chouette, ni le plus dynamique coin du Sud-Sarthe, c'est le moins qu'on puisse dire. Les brillants édiles qui se sont succédés à la mairie de Château-du-Loir portent à l'évidence une réelle responsabilité dans cette déconfiture. Leur incapacité à développer l'habitat locatif, facteur de renouvellement et de rajeunissement de la population, leur incapacité à développer l'activité touristique, facteur de renforcement de l'image de la ville, et leur incapacité à développer la vie économique locale, facteur de dynamisation démographique, ont donné les résultats inquiétants que nous mesurons aujourd'hui. Merci à eux ! Bouillon de culturePar Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:01
Avec une programmation rarement audacieuse mais très souvent de bonne qualité, l'Espace Culturel Castélorien (ECC) devrait constituer l'un des pôles culturels majeurs du Sud-Sarthe. Ce qu'il n'est pas, et c'est dommage. Car, en effet, que cela soit à la Castélorienne ou aux Récollets, l'ECC programme des spectacles plus qu'intéressants qui n'ont rien à envier à ceux que proposent par exemple des centres socioculturels dynamiques comme le Val'Rhonne de Moncé-en-Belin. Pourtant, et malgré une saison culturelle ambitieuse, l'ECC ne dispose pas de label et ne figure dans aucun réseau qui lui permettrait d'augmenter encore la qualité de sa programmation et son public. Il faudrait tout de même parvenir à convaincre les populations qu'on peut venir à Château-du-Loir pour faire autre chose que ses courses à l'hypermarché Leclerc...
Ouverture !Par Le Petit Cuistot :: 01/01/2000 à 0:01
Ouverture de la Marmite Castélorienne ! Bientôt, ici, des billets d'humeur et des petites vacheries entre amis à propos de notre bonne vieille ville de Château-du-Loir... On n'a pas fini de se marrer !
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